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Musique classique et opéra par Classissima

Jordi Savall

jeudi 8 décembre 2016


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24 novembre

Compte-rendu, concert. Toulouse, Eglise Saint Jérôme, le 16 novembre 2016. Le Concert des Nations ; Les Gouts réunis 1600-1800 ; Jordi Savall, viole de gambe et direction.

Classiquenews.com - Articles MUSICIENS PHILOSOPHES AUTOUR DE JORDI SAVALL… Ce concert d’ouverture de la saison 2016-2017 des Concerts au Musée, ne pouvait trouver de meilleurs auspices que les talents réunis par Jordi Savall et ses amis-partenaires du Concert des Nations. En effet, dans la période troublée que nous vivons, rappeler que l’union européenne des musiques est une idée de François Couperin datant de 1727 avec son recueil des Goûts réunis est réconfortante. Jordi Savall en reprend le titre pour son concert en élargissant le cadre musical, de 1600 à …1800. Ce soir France, Allemagne, Royaume-Uni, Italie et Espagne, en paix et avec beaucoup de panache célèbrent la musique instrumentale dans plusieurs Suites extraites d’œuvres plus vastes ou des Sonates. L’originalité de chaque composition éclate au contact des autres dans un bonheur de chaque instant toujours renouvelé. Le panache de la suite du Bourgeois Gentilhomme de Lully est une introduction de choix avec sa célèbre marche de la cérémonie des Turcs. Johann Rosenmüller avec une ampleur des sonorités et du style permet d’élargir le propos. Mais ce sont les subtils décalages et les contretemps de Purcell qui touchent par une apesanteur bien agréable, donnant envie de danser. La riche orchestration de Rameau dans la suite des Indes Galantes, si colorées, montre une science de composition et des contrastes, très nouvelle. C’est la délicatesse des deux pièces de l’espagnol De Hita qui sont la trouvaille la plus délicatement poétique du concert. Un autre monde de pure poésie, des rêves délicatement heureux s’ouvrent sous les doigts magiques des instrumentistes dans des nuances d’une grande subtilité. Pour finir la Musica Notturna di Madrid de Luigi Boccherini est une évocation impressionniste avant l’heure avec une audace de composition dont Boccherini était parfaitement conscient lui qui n’a pas voulu les publier de son vivant. Quelle fantaisie, quel humour, quelle vie ! Jordi Savall et ses complices composant l’ensemble du Concert des Nations ont choisi une dimension chambriste ce soir qui convenait admirablement à l’église Saint Jérôme. Il est impossible de détailler le talent de chaque musicien, chacun se déguste ! La complicité entre eux, leurs échanges de sourires pleins d’admiration réciproque, la qualité de l’écoute de ceux qui ne jouaient pas à certains moments, leur bonté humaine décelable à chaque instant ont crée une ambiance de paix et d’échanges comme dans la fresque des philosophes de l’école d’Athènes par Raphaël. Tous ces admirables musiciens, virtuoses autant que poètes sont traversés par une foi en l’humain, une croyance incarnée en l’échange de bonne volonté à travers tous les peuples. Cela apporte un message de paix et de beauté inoubliable. Ainsi la musique peut faire la paix dans le monde ! ______________________ Compte-rendu, concert. Toulouse, Eglise Saint Jérôme, le 16 novembre 2016. Jean-Baptiste Lully (1632-1687) : Suite du « Bourgeois Gentilhomme » ; Johann Rosenmüller (ca.1619-1684) : Sonata Nr. IX à 5 ; Henry Purcell (1659-1695) : Suite de « The Fairy Queen » ; Jean-Philippe Rameau (1683-1764) : Suite « des Indes Galantes » ; Antonio Rodriguez de Hita (1724-1787) : Musica sinfonica dividida en canciones ; Luigi Boccherini (1743-1805) : La Musica Notturna di Madrid ; Le Concert des Nations : Manfredo Kræmer et Mauro Lopes, violons ; Angelo Bartoletti, viola da braccio ; Balázs Máté, violoncelle ; Xavier Puertas, violone ; Luca Guglielmi, clavecin ; Pedro Estevan, percussions ; Xavier Díaz-Latorre, théorbe et guitare ; Jordi Savall, viole de gambe et direction.

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2 décembre

Jordi Savall et le Concerto Copenhagen convoquent les éléments

Bruxelles. BOZAR. 26-XI-2016. Matthew Locke (1621-1677) : The Tempest. Antonio Vivaldi (1678-1741) : Concerto pour violon, en mi bémol majeur, “La Tempesta di mare”, op. 8/5. Georg Philipp Telemann (1681-1767) Ouvertüren-Suite "Hamburger Ebb und Fluth" . Jean-Fery Rebel (1666,-1747) : Les Éléments, symphonie nouvelle pour 2 violons , 2 flûtes, basse ou clavecin solo. Jean-Philippe Rameau (1683-1764) : Indes Galantes : Air pour les Zéphirs, Orage, Air pour Borée et la Rose. Les Boréades : Entrée, Les Vents, Contredanse très vive. Hippolyte et Aricie : Tonnerre. Zoroastre : Contredanse. Anonyme : Bourrée d’Avignonez. Concerto Copenhagen, direction : Jordi Savall.




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16 novembre

CD, compte rendu critique. Dixit Dominus : Vivaldi, Handel, Mozart (Jordi Savall, 1 cd Alia Vox, juin 2015)

CD, compte rendu critique. Dixit Dominus : Vivaldi, Handel, Mozart (Jordi Savall, 1 cd Alia Vox, juin 2015). Enregistré à l’Auditori de Barcelona début juin 2015, ce programme copieux et cohérent affiche la grande aisance et ce fini instrumental autant autant que vocal qui caractérisent les effectifs réunis autour du catalan Jordi Savall. Comme son pair en réalisations baroques, visionnaires et décisives, William Christie dont le geste margnifiquement ouvragé lui aussi s’est engagé en 2016 pour la défense du message spirituel de JS Bach (fabuleuse relercture de la Messe en si, dont une étape est passée par Barcelona aussi), Savall publie l’expérience sacrée réalisée en 2015, reliant en une filiation secrète les 2 Baroques majeurs : Haendel / Handel et Vivladi, auquels il associe le singulier – entre classique et préromantique, Mozart, tous ambassadeurs de l’épopée guerrière et spirituelle du texte Dixit Dominus. Ne manque ici que la proposition de JS Bach qu’il aurait été pourtant passionnante d’ajouter à ce Triptyque musical, d’une rare pertinence artistique. Le Psaume 110 (ou 109 dans la nomenclature juive, reprise par La Vulgate de Saint-Jérôme) est l’un des piliers de la dévotion catholique, – alliant foi conquérant et victorieuse, – les enfants et anges armés du Divin s’exprimant dans la jubilation collective, entre nervosité et jubilation suspendue voire extatique. Entre doxologie proclamative (certainement portée,inspirée, pilotée par le Roi David soucieux d’affirmer sa foi) et aussi témoignage d’une foi sincère et intime vécue par chaque croyant (éclat des parties solistiques, en dialogue ou contrepointant la masse chorale). La séquence est particulièrement tout au long de l’année liturgique car elle est donnée en général au début de l’Office dominical des Vêpres. Chez Vivaldi (Dixit daté de 1717, soit au moment où le Vénitien affirme son statut de compositeur incontournable à la Pietà de Venise, car il devient alors Maestro de’ concerti, après la mort de Gasparini), la coupe rythmique, nerveuse, bondissante mais toujours suave s’impose (on est à l’opposé des stridences âpres voire incisives de bien des baroqueux italiens et français) ; mais le profil plus intériorisé des parties de solistes, – comme le duetto des deux sopranos (Tecum Principium), ou celui plus inquiet, et comme traversé par un sentiment d’incertitude ou de souffrance (De torrente in via bibet, pour contreténor), sait donc cultiver aussi l’impact incarné et intime des prières. Cette lecture proche des souffrances humaines trouve un équilibre somptueusement exprimé ici, par le sentiment de tendresse et les climats de fragilité inhérent à la condition de chaque croyant. Sentiment d’errance instable que résout et finalement efface totalement le trio riche en certitude Gloria Patri (3 voix d’hommes, d’une sobriété rassurante). Dixit superlatif Triptyque sacré somptueusement inspiré Dans la perspective du Vivaldi, le choeur du Dixit mozartien (k 193, daté de 1774) semble prolonger cette fraternisation à l’œuvre, en un acte de rapprochement collectif, presque entonné sur le ton de la confidence sereine et sûre, qu’inspire une ferveur inexpugnable, infaillible, inextinguible. La certitude viscérale en serait le caractère le plus emblématique : Mozart nous promet un océan d’apaisement, de joie victorieuse et finale. Malgré son caractère et son esprit fraternel, d’une tendresse inédite alors, la partition marque en 1774, les débuts du service des Mozart, père et fils, à la Cour de l’indigne prince-archevêque Colloredo, lequel finira par congédier les deux musiciens en… 1777. Le dernier choeur Et in saecula seculorum, – d’un format et d’un esprit très handélien, prépare idéalement au dernier volet de ce triptyque thématiquement très juste. Savall place alors un Magnificat, d’une effusion maternelle inscrite dans la lumière, comme si au sommet de l’acte fervent collectif, l’hommage à la Mère, en était le point le plus intense et le plus profond. En réalité, dans les faits liturgiques, le Magnificat est l’un des derniers épisodes de l’office dominical des Vêpres : sa situation ici est donc tout à fait justifiée. Belle exégèse musicale. De fait le HWV 232, affirme le tempérament dramatique et nerveux d’un Haendel,… très vivaldien. Comme quoi la boucle est bouclée et ici, souligne une formidable parenté et filiation marquée par la cohérence. Mais l’articulation projetée, quasi guerrière du premier choeur, Dixit Dominus, est d’une remarquable acuité linguistique. « Energisez votre consomnes comme vos voyelles », auraient dii l’excellent Christie. Savall, frère interprète, partage la même exigence comme la même exactitude : l’activité du chœur est superbe de précision, d’abattage, de couleurs et de rondeur « picturale ». Nous sommes à l’inverse de tant de lectures que leurs confrères ou soit disant disciples / héritiers perpétuent aujourd’hui dans la sécheresse ou la précision/sité automatique (cf. les Gardiner, Rousset ou Niquet, tous en perte de vivacité comme d’urgence). Savall a le talent de le vie, du mouvement grâce à des chanteurs nuancés, et comme fragilisés, donc humains, et des instrumentistes prêts à les secourir dans une odyssée musicale qui nous parle essentiellement de fragilité humaine. La tenue pour ce Haendel de la jeunesse (le Dixit est composé en 1707 par un très jeune compositeur de 22 ans, – d’une maturité déjà exceptionnelle, venu à Rome se perfectionner) est ostensiblement lumineuse et éclatante. Portée par une alliance maîtrisée entre urgence et vitalité. Le tonus altier que lui réserve Savall et ses troupes, apporte au caractère collectif outrageusement vainqueur de l’intonation chorale, la vigueur et la force des textes. La réussite du geste savallien est de savoir pour chacun des compositeurs, caractériser et colorer idéalement les options expressives, selon les enjeux du texte et l’esprit de l’écriture musique. Ce programme baroque pur, associant 3 « Illustres » de l’histoire musicale entre Baroque et classicisme, rétablit la justesse du geste savallien qui, – aux côtés des innombrables programmes fraternels et de réconciliation entres peuples et cultures – un combat rendu essentiel depuis les 3 années que nous venons de vivre-, s’avère des plus convaincants. L’articulation des textes, la souplesse et l’accentuation du flux musical, la richesse sonore et l’intelligence dans la conception artistique globale, suscitent l’admiration. Excellent triptyque sacré. Cd, compte-rendu critique. DIXIT DOMINUS : Vivaldi, Mozart, Handel. Solistes et instrumentistes de La Capella Reial de Catlunya – Le Concert des Nations (Manfredo Kraemer, concertino). Jordi Savall, direction. 1 cd ALIA VOX AVSA9918.



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25 octobre

Vaklav Luks dirige la Missa salisburgensis de Biber

France Musique. Mardi 1er novembre 2016, 20h. Vaklav Luks dirige la Missa Salisburgensis de Biber à la Chapelle Royale de Versailles en septembre 2016. Après le succès de cette production présentée au festival de Salzbourg en juillet 2016, Václav Luks revient avec le Collegium 1704 à Versailles en réunissant Biber et Monteverdi, deux auteur baroques que la démesure et la polychoralité n’effraient pas ! Il est vrai que la Messe de Biber a été spécifiquement conçue pour l’espace du Dom à Salzbourg, cathédrale permettant sur le modèle de San Marco à Venise, le déploiement concertant de plusieurs groupes d’instrumentistes et de chanteurs depuis les tribunes placées à chaque pilier de la coupole centrale. Mozart y fut baptisé et jouait même à l’orgue du pilier. Ainsi la « Missa Salisburgensis » à 54 voix de 1682 (déjà ressuscitée par Jordi Savall ; puis abordée aussi par McCreesh…) impose la maestria chorale et musicale du premier compositeur baroque à Salzbourg avant Mozart, Biber. Au fait de son immense renommée, le musicien sera nommé en 1684 Kapellmeister de la Cour de Salzbourg (à la mort de Hofer), et même anobli par l’Empereur mélomane Leopold Ier en 1690. La force de l’écriture réside dans son souffle colossale, expression d’une ferveur lumineuse et démonstrative, mais qui ne sacrifie rien à l’intériorité voire à la pudeur de certains passages. L’écriture s’y fait virtuosité à la gloire de Dieu (et le grand choeur de trompettes, cornets et sacqueboutes revissant les splendeurs Renaissance d’un Gabrielli à Venise, disent la gloire de l’Archevêché de Salzbourg qui fêtait alors en 1682, son jubilé, soit les 1100 ans de la création de la ville par Saint-Rupert) : contrepoint et fugue maîtrisés ; en un geste architectural qui comme la cathédrale de Salzbourg, allie majesté et ciselure ; élan et détail ; apothéose et piété individuelle (sublimes vertiges chromatiques du Gloria sur les textes du Misere nobis). Tout le défi qui se dresse aux interprètes est d’allier solennité, ambition des effectifs et profondeur de l’intention, ferveur et concentration de l’incarnation. Fin XVIIè, Salzbourg se dresse telle une Rome de l’Est, indomptable place forte de la Chrétienté triomphante. France Musique. Mardi 1er novembre 2016, 20h. BIBER : Missa Salisburgensis, 1682. Vaklav Luks dirige la Missa Salisburgensis de Biber à la Chapelle Royale de Versailles en septembre 2016. Concert enregistré le 25 septembre 2016 à La Chapelle Royale de Versailles. Claudio Monteverdi (1567-1643) Selva Morale e Spirituale pour Saint-Marc de Venise Heinrich Ignaz Franz Biber (1644-1704) Missa Salisburgensis à 54 voix, 1682, pour la Cathédrale Saint-Rupert de Salzbourg (Dom). Collegium Vocale 1704 Collegium 1704 
Václav Luks, Direction

Carnets sur sol

29 août

2016-2017 : les opéras rares en France et en Europe

Cette année encore, petit tour d'horizon des œuvres plus rares qui passeront en France (et en Europe) dans la saison à venir. Classés par genre (chronologique et linguistique). ♥ Indique la cotation d'un spectacle vu. ♣ Indique la supposition personnelle de l'intérêt du spectacle. (1 indique plutôt un conseil négatif, à partir de 2 le conseil est positif, et de 3 plutôt vivement conseillé.) CSS à la conquête de l'Europe. Étranges putti sexués – dont l'un aux traits de l'impératrice ! – dans le décor de la bibliothèque de Napoléon à Compiègne. Sur les bagages, il est inscrit Buon viaggo in Cor… (« Bon voyage en Cor… ») et Posa piano (« Repose-toi bien »). PREMIERS OPÉRAS Rossi – Orfeo – Bordeaux, Caen, Versailles Encore présente cette saison, la production déjà en tournée la saison passée. Œuvre historiquement incontournable, remarquable musicalement, et servie au firmament par les artistes (Ensemble Pygmalion, et Francesca Aspromonte en Euridice). [notule ] → ♥♥♥♥♥ Cavalli – Eliogabalo – Garnier Un Cavalli rare, avec García Alarcón (grandement pourvu pour ce style), Fagioli et Groves. → ♣♣♣♣ Cavalli – La Calisto – Strasbourg Le Cavalli emblématique, dans un environnement surprenant de talentueux non spécialistes : Rousset, Tsallagova, Remigio, Genaux, de Mey. → ♣♣♣ OPERA SERIA Haendel – Israel in Egypt – Reims Bijou absolu de l'oratorio (surtout si la version retenue contient la déploration d'origine). Avec les Cris de Paris et les Siècles, très appétissant. (Direction Jourdain, avec notamment Redmond, Boden et Buffière). → ♣♣♣♣ Vivaldi – Arsilda, regina di Ponto – Caen Un Vivaldi rare, avec le fulgurant Vaclav Luks. → ♣♣♣ (parce que je n'aime pas plus le seria que ça, mais sinon…) Porpora – Il Trionfo della divina giustizia – Versailles Oratorio virtuose, avec le fin du fin de l'école seria française : Staskiewicz, Galou, et en prime Negri. → ♣♣♣ (idem) OPÉRA FRANÇAIS XVIIIe Lalande-Destouches – Les Éléments – Louvre Extraits (excellent interprétés) de cet opéra-ballet paré d'un grand succès en son temps. Le disque vient de paraître et vaut vraiment le détour. → ♥♥♥♥ Marais – Alcyone – Favart Retour d'une œuvre qui n'a pas, je crois bien, été rejouée depuis Minkowski au début des années 90. Le livret de La Motte n'est pas bon, et ce n'est pas le meilleur titre de Marais, mais les danses sont belles (et la tempête légendaire). Ce sera joué par Savall, qui n'a pas toujours brillé dans ce répertoire (il ne faut pas se fier aux disques Alia Vox, fabuleusement captés et traités, qui ne reflètent pas la sècheresse réelle de l'ensemble) ; il semble néanmoins s'être amélioré, et s'être entouré ici d'excellents spécialistes. → ♣♣ Rameau – Zoroastre – Versailles Suite des explorations de Pichon, avec ce titre splendide très peu joué. Avec Piau, Mechelen, Courjal, Immler. → ♣♣♣♣ Boismortier – Don Quichotte chez la Duchesse – Compiègne L'une des œuvres les plus jubilatoires de tout le répertoire de l'opéra. Néanmoins la production des époux Benizio rend discontinu ce qui était au contraire d'une densité extraordinaire (les ariettes ne font pas une minute, tout n'est que de l'action !). → ♥♥♥ (l'œuvre vaut le maximum, mais le résultat est ce qu'il est… mitigé) Sacchini – Chimène ou le Cid – Massy, Saint-Quentin-en-Yvelines Au milieu d'une production très plate, de très loin le plus bel opéra de Sacchini, par Julien Chauvin et son nouveau Concert de la Loge Olympique . → ♣♣♣♣ Salieri – Les Horaces – Versailles Le dernier opéra français de Salieri, après Les Danaïdes et Tarare , deux chefs-d'œuvre absolus. Les espoirs sont grands, a fortiori en considérant le sujet et les conditions de remise à l'honneur : Rousset, Wanroij, Lefebvre, Dran, Dubois, Bou, Foster-Williams, Lefebvre ! → ♣♣♣♣♣ Lemoyne – Phèdre – Bouffes du Nord, Caen Recréation d'un opéra de la fin de la tragédie en musique. Véritable découverte. → ♣♣♣♣ BELCANTO ROMANTIQUE Rossini – Elisabetta, regina d'Inghilterra – Versailles L'un des plus mauvais Rossini, pauvre comme un mauvais Donizetti : l'impression d'entendre pendant des minutes entières de simples alternances dominante-tonique, sans parler des modulations à peu près absentes, le tout au service d'une virtuosité qui ne brille pas forcément par son sens mélodique. Pour compenser, une direction nerveuse sur instruments anciens (Spinosi & Matheus) et une distribution constellée de quelques-uns des plus grands chanteurs en activité, Alexandra Deshorties (une des plus belles Fiordiligi qu'on ait eues), Norman Reinhardt (Kunde redevenu jeune !), Barry Banks… → ♣♣ Rossini – Ermione – Lyon, TCE Tournée lyonnaise annuelle, cette fois sans Pidò. Avec Zedda, Meade, Spyres, Korchak, Bolleire. Rossini – Il Turco in Italia – Toulouse Le plus bel opéra de Rossini, de très loin : un livret remarquablement astucieux que Romani (avec une posture méta- très insolite pur l'époque) emprunte à Mazzolà (il existe donc un opéra de Franz Seydelmann sur le même sujet, que je suis en train de me jouer, j'en parlerai peut-être prochainement) ; la musique est du meilleur Rossini comique, avec des ensembles extraordinairement variés et virevoltant, mais elle s'articule surtout parfaitement à un drame finement conçu. Avec Puértolas, Corbelli (Geronio) et Spagnoli (Selim). → ♣♣♣♣♣ Donizetti – Le convenienze ed inconvenienze teatrali – Lyon Donizetti comique très peu donné, dans une mise en scène de Pelly, avec Ciofi et Naouri. Verdi – Ernani – Toulouse On n'est plus exactement dans le belcanto, même si Verdi en reprend alors encore largement les contours, mais c'est plus facile à classer comme ça, pardon. Très peu donné en France, celui-là ; un massacre de l'original (non voulu par Verdi, mais la censure lui a imposé de changer tout ce qui faisait la spécificité du texte d'Hugo… on se doute bien que le roi dans l'armoire, prévu par Verdi, faisait tordre le nez aux Autrichiens), donc il ne faut pas en attendre un livret marquant, mais il dispose musicalement de bien de jolies choses déjà très spécifiquement verdiennes, des airs très personnels et de superbes ensembles. Avec Bilyy (miam) et Pertusi. → ♣♣♣ OPÉRA FRANÇAIS XIXe Meyerbeer – Le Prophète – Toulouse Depuis combien de temps n'avait-il pas été donné en France ? Plus tardif, d'un sarcasme plus politique et moins badin que ses succès antérieurs (Robert et Les Huguenots), le Prophète dispose d'un livret à nouveau d'une audace exceptionnelle, où le pouvoir aristocratique signifie l'oppression (sans aucun recours !), où la religion est le cache-misère de toutes les ambitions et le refuge de tous les fanatiques, où la mère prend la place de l'amante, et où le héros, après avoir chanté sa pastorale, commet un crime de masse… Musicalement, moins de chatoyances que dans la période précédente, plus guère de belcanto non plus, mais la sophistication musicale et orchestrale reste assez hors du commun pour l'époque. À part Berlioz, Chopin, Schumann et Liszt, qui écrivait des choses pareilles dans les années 40, avant la révolution wagnérienne ? On voit d'ailleurs tout ce que la déclamation continue et le travail de réminiscence a pu inspirer à Wagner, à qui Meyerbeer mit le pied à l'étrier pour la création parisienne de Tannhäuser – avec la gratitude qu'on connaît, c'est Wagner. Peut-être pas très adéquatement dirigé par Flor, il faudra voir. Avec Gubanova, Osborn et Iva shchenko . → ♣♣♣ Halévy – La Reine de Chypre – TCE Voilà un Halévy qui n'a guère été redonné. Assez différent de la Juive, si j'en crois mon exécution domestique il y a quelques années : des récitatifs bien prosodiés, beaucoup d'ensembles et de chœurs, mais un langage très simple, très mélodique, presque belcantiste, qui n'a pas du tout la même sophistication que Charles VI, La Magicienne, et bien sûr les plus complexes La Juive et Le Déluge. Mais exécution très prometteuse, par le Concert Spirituel, avec Gens, Laho, Dupuis, Huchet, Lavoie. → ♣♣♣ Halévy – La Juive – Strasbourg Encore un grand succès du livret subversif (et pourtant très populaire) signé Scribe. La direction de Lacombe fait très envie, la reprise de la mise en scène de Konwitschny (que je n'ai pas vue, mais il me semble que ça a déjà été publié) m'inspire moins confiance, et le manque de grâce de Saccà (Éléazar) aussi. Mais il y aura Varnier en Brogni et même Cavallier en archer… → ♣♣♣ Adam – Le Chalet – Toulon Pas grand'chose à se mettre sous la dent dans cette courte petite histoire, mais c'est très plaisant, et interprété par des grands : Tourniaire, Devos, Droy, Rabec. → ♣♣ Adam – Le Toréador – Rennes Dirigé par Tingaud, le célèbre opéra à variations, très plaisant et payant. → ♣♣♣ Thomas – Hamlet – Marseille J'hésite à le faire figurer dans la liste… l'œuvre est devenue (et à juste titre !) un véritable standard, il n'est pas de saison où on ne la joue en France, en Suisse ou en Belgique… Une série avait été proposée sur la transformation du matériau de Shakespeare aux débuts de CSS, et à l'époque où les prémices de la mode n'étaient pas encore une mode. Comme souvent, une superbe distribution : Ciofi, Brunet, R. Mathieu , Lapointe, Barrard, Bolleire, Delcour ! Moins enthousiaste sur Foster, qui défend généreusement ce répertoire, mais dont le style n'est en général ni soigneux, ni tout à fait adéquat. Néanmoins, ce sera très bien (mise en scène de Boussard qui devrait être bien). → ♣♣♣♣ Massenet – Don César de Bazan – Compiègne, Thaon-les-Vosges Remarquable production de ce qui était quasiment le dernier opéra (en tout cas parmi ceux qui ne demeurent pas perdus) à être remonté de Massenet, longtemps cru brûlé. Superbement chanté (Du mora , Sarragosse), superbement accompagné (Les Frivolités Parisiennes, l'orchestre remporte un Putto d'incarnat cette année dans le bilan qui sera publié), mise en scène riche et avisée. L'œuvre en elle-même hésite entre un sinistre jeu de cache-cache avec la mort (qui vous rattrape parfois) et une transformation vaudevillesque du pourceau d'Épicure en mari soucieux du respect des usages. Musique plutôt légère, mais d'une finition remarquable. → ♥♥♥♥ Saint-Saëns – Le Timbre d'argent – Favart Nouveauté chez Favart. Pas encore eu le temps de jouer la partition, mais forcément un bon a priori (opéra de Saint-Saëns + sélection Favart…). → ♣♣♣♣ Saint-Saëns – Proserpine – Versailles Autre inédit, pour la tournée annuelle de la Radio de Munich (qui n'est pas la Radio Bavaroise, notez bien) en partenariat avec Bru Zane. Ulf Schirmer dirige, avec Gens, Marie-Adeline Henry, Vidal, Antoun, Lavoie, Foster-Williams, Teitgen ! → ♣♣♣♣♣ Offenbach – Geneviève de Brabant – Nancy Un chouette Offenbach servi par une équipe épatante : l'habitué Schnitzler, Buendia (de l'Académie Favart, dans Cendrillon de Viardot et l'Écureuil Bleu de Dupin), R. Mathieu , Piolino, Huchet, Grappe, Ermelier… → ♣♣ MUSIQUE DE SCÈNE ROMANTIQUE Grieg – Peer Gynt – Limoges Dirigé par Chalvin, avec Kalinine en Anitra. (Chanté en VO, je ne peux pas dire comment sera le reste du dispositif, sans doute des résumés en français.) SLAVES Tchaïkovski – La Pucelle d'Orléans – Philharmonie de Paris Très rare en France, et interprété non seulement pas de vrais russes, mais par la troupe du Bolshoï elle-même (dirigée par Sokhiev).→ ♣♣♣♣♣ Rimski-Korsakov – Snégourotchka – Bastille Là aussi, rareté à peu près absolue sur le sol français. Tcherniakov en promet une relecture érotisante (propre à choquer le jeune public, précise l'avant-programme de l'Opéra…). Distribution bizarrement attelée (Garifullina dans le rôle-titre, mais aussi D'Intino et Vargas…). → ♣♣♣ Dvořák – Rusalka – Tours Rusalka s'est pas mal imposée hors d'Europe centrale. Prélude, je l'espère, à l'importation d'autres titres de haute valeur (Armida, Dalibor, Libuše, Fiancée de Messine, Šárka…). Ici, c'est même avec une distribution étrange, très française, avec Manfrino et Cals (Princesse Étrangère !), ce qui m'effraie un rien, je dois dire. En revanche, l'excellent Micha Schelomianki en Ondin (rôle dont il est de plus très familier), et la voix n'est pas trop russe-ronde pour du tchèque. L'œuvre est une merveille absolue qui se révèle encore mieux en salle. [livret , musique , discographie exhaustive ] → ♣♣♣ Stravinski – The Rake's Progress – Caen, Rouen, Limoges, Reims De jolies choses dans la distribution (Marie Arnet, excellente mélisande ; Isabelle Druet en Baba ; Stephan Loges en père Trulove), mais un opéra déjà faible dirigé avec la raideur de Deroyer, je ne suis pas complètement tenté. → ♣♣ Prokofiev – L'Ange de feu – Lyon Si Guerre & Paix est le plus impressionnant scéniquement et dramatique (l'un des plus avenants mélodiquement aussi), L'Ange de feu est le plus impressionnant musicalement de toute la production lyrique de Prokofiev – c'est d'ailleurs la matière-première de sa Troisième Symphonie. Avec Ono, Syndyte, Efimov, Naouri. → ♣♣♣♣ XXe SIÈCLE DIVERS … où l'on trouve énormément d'œuvres légères, en réalité. Hindemith – Sancta Susanna – Bastille Sujet mystico-érotique sur une musique très dense, du Hindemith très décadent, qui doit beaucoup plus à Salome que n'importe quelle autre de ses œuvres. Avec Antonacci, couplé avec Cavalleria Rusticana (avec Garanča), une assez chouette association. → ♣♣♣♣ Britten – Owen Wingrave – Amphi Bastille … mais par l'Atelier Lyrique de l'Opéra, dont je n'aime pas du tout les choix de recrutement, ni les spectacles. Déjà donné pour leur Britten (Lucrèce ), je passe. → ♣♣ Sauguet – Tistou les pouces verts – Rouen Sauguet n'est pas un immense compositeur, mais il a une fibre théâtrale, ce devrait être sympathique. → ♣♣♣ Rota – La notte di un nevrastenico – Montpellier Avec Bruno Praticò et le formidable Bruno Taddia, œuvre comique que je n'ai pas testée. → ♣♣♣♣ Rota – Aladino e la lampada magica (traduit en français) – Saint-Étienne Avec Larcher, Buffière, Tachdjian . Autre nouveauté pour moi, qui me rend bien curieux. → ♣♣♣ Menotti – The Telephone – Metz Menotti – Amelia al Ballo – Metz Le sommet du Menotti « conversationnel » (en version originale – il existe aussi une excellente version française), d'une fraîcheur jubilatoire, couplée avec son plus célèbre opus de type lyrique. Très beau choix, dirigé par Diederich, avec la jeune gloire Guillaume Andrieux.→ ♣♣♣♣ CONTEMPORAINS Du côté des vivants à présent. Gérard Pesson – La Double Coquette – Lille Fin de la tournée. Bricolage des Troqueurs de Dauvergne avec des moyens « musicologiques » : Ensemble Amarillis, Poulenard (toujours étincelante), Villoutreys, Getchell. On peut le voir comme un moyen de toucher des droits à la façon du coucou, de remplir les quotas de musique contemporaine sans effrayer le public, ou bien comme une façon de rendre plus dense cette œuvre très légère qui a beaucoup vieilli et paraît peu consistante jouée seule, difficile de trancher. → ♥♥♥ Roland Auzet – HIP 127 – Limoges Moneim Adwan – Kalîla wa Dimna – Lille Joué à Aix cet été. Le principe du métissage avec le chant arabe classique est sympa, mais ça ne marche pas, et le livret, sa mise en scène, également statiques, ne sont pas bons non plus. → ♥ Lionel Ginoux – Vanda – Reims Lucia Ronchetti – Pinocchio – Rouen Pas très optimiste vu la tête de son Sonno di Atys, particulièrement peu intelligible (pourtant, le sommeil d'Atys n'est pas spécifique au mythe, ce doit être une référence à LULLY…), à l'opéra ce ne doit pas être un langage très compatible . → ♣♣ Ahmed Essya – Mririda – Strasbourg Martín Matalon – L'Ombre de Venceslao – Toulouse, Avignon, Rennes, Clermont-Ferrand Ici encore, pas un langage très prosodico-compatible à mon avis. Je n'ai pas été très convaincu par ce que j'ai entendu de Matalon jusqu'ici, mais le cahier des charges d'un ompéra étant forcément différent… → ♣♣ Violeta Cruz – La Princesse Légère – Compiègne Marius Felix Lange – Schneewittchen – Colmar, Strasbourg, Mulhouse Arthur Lavandier – Le premier meurtre – Lille Tout jeune. Pas entendu. OPÉRETTES ET COMÉDIES MUSICALES J. Strauß – Eine Nacht in Venedig – Lyon Lehár – Le Pays du sourire – Tours (Avec Philiponet, Droy, Dudziak) Messager – L'Amour masqué – TM Lyon Christiné – Dédé – Marseille Lopez – Prince de Madrid – TM Lyon Lopez – La Route fleurie – Marseille Scotto – Violettes impériales – Marseille Bernstein – Candide – Toulouse, Bordeaux Sondheim – Sweeney Todd – Toulon Mitch Leigh – L'homme de la Mancha – Tours Jerry Bock – Un Violon sur le toit – Massy, Avignon Un petit phénomène Luis Mariano semble-t-il, entre Lopez et Scotto ! Sinon, le jubilatoire Candide, la comédie musicale la plus opératique de Sondheim (pas sa meilleure), et la fameuse pièce de Leigh illustrée par Brel, chantée par Cavallier (pas de la grande musique, mais les basses aiment bien chanter ça semble-t-il Jérôme Varnier en donne aussi en récital). Dédé est à recommander avant tout pour le théâtre, avec une intrigue très vive et des caractères plaisants, tandis que la musique légère jazzy n'est pas ce qui frappe le plus l'attention. Je ne m'avance pas sur des cotations ici, ça dépend tellement des inclinations de chacun… En ce qui me concerne, Sweeney Todd me laisse plutôt froid (mais est considéré comme une œuvre majeure de Sondheim), tandis que je n'ai rien contre Lopez et Scotto (particulièrement mal vus, mais en salle, ça coule très agréable)… Idem pour J. Strauß et Lehár, il faut être dans l'humeur adéquate (je n'en raffole pas personnellement, mais c'est musicalement plutôt bien tenu). AILLEURS EN EUROPE À part la création très inattendue d'un opéra de Kurtág à la Scala (Fin de partie, un choix moins surprenant), les raretés sont surtout des spécialités locales : ¶ les deux Erkel célèbres à Budapest (Bánk bán et Hunyadi László), plus le Ténor de Dohnányi (et la Reine de Saba de Goldmark), ¶ deux Dvořák semi-rares (célèbres mais à peu près jamais donnés hors des terres tchèques, Le Diable & Katia et Le Jacobin) à Prague, ¶ Sakùntala d'Alfano à Catane, ¶ Peer Gynt d'Egk à Vienne, ¶ Doktor Faust de Busoni à Dresde, ¶ Oberon de Weber & Die Gezeichneten de Schreker pour le festival munichois de juillet 2017. Restent Rimski-Korsakov (Le Coq d'Or à Bruxelles) et Britten, Curlew River à Madrid et Death in Venice à la Deutsche Oper Berlin, moins congruents. D'ici quelques jours devraient paraître à la fois le bilan de la saison écoulée (avec remise de breloques !) et la sélection de concerts du mois de septembre.

Jordi Savall

Jordi Savall (août 1941) est un musicien catalan espagnol, violiste, violoncelliste et chef de chœur, dont le répertoire s'étend de la musique médiévale à celle du XIXe siècle en passant par la musique de la Renaissance et baroque. Il s'est marié à la soprano espagnole Montserrat Figueras en 1968.



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